Nous avons acheté un van pour parcourir la Nouvelle-Zélande

Notre objectif était clair en arrivant en Nouvelle-Zélande : Acheter un van, vivre dedans et parcourir le pays pendant plusieurs mois. Nous avons cherché, contacté, visité, proposé et finalement acheté un van exactement 7 jours après notre arrivée. L’ironie dans tout ça, c’est que nous avons, finalement, acheté un van que nous avions repéré 1 ou 2 semaines avant notre départ de France.

La recherche du van

Nous avons débuté nos recherches depuis la France, sur Facebook principalement. Un mois avant le départ il était trop tôt, les propriétaires souhaitent vendre rapidement et notre date d’arrivée à Auckland était trop lointaine. Néanmoins, nous avons pu nous familiariser avec les modèles de vans les plus courants, ainsi que les prix pratiqués (ce qui est important pour éviter l’arnaque !). Une semaine avant de quitter la France nous avons pu discuter avec certains propriétaires et convenir de dates pour visiter quelques vans. Au final, c’est une fois sur place que tout s’est accéléré !

Facebook contre Carfair

Durant notre première semaine, au Brown Kiwi Hostel (une auberge de jeunesse très sympathique), nous sommes restés très connectés à Facebook. En effet, nous étions inscrits sur 5-6  groupes de revente de van en Nouvelle-Zélande et, chaque jour, une vingtaine (voire une trentaine) d’annonces étaient postées ! Ce fut un travail fastidieux que de lire, trier, sélectionner les annonces qui correspondaient à nos souhaits, au final c’est comme si on achetait une maison (en un peu moins cher, et en un peu plus petit, mais beaucoup plus mobile :p). Bref, Facebook a été notre meilleur ami pendant nos recherches.

Nous avions également entendu parler d’une vente à ciel ouvert de van tous les samedis sur Auckland, appelée ici « Carfair ». Par curiosité, nous nous y sommes rendus le premier samedi après notre arrivée et ce fut une réelle déception… Il n’y avait qu’une quinzaine de véhicules tout au plus et la majorité d’entre eux étaient vendus par des professionnels (ce qui signifie souvent A.R.N.A.Q.U.E)

Carfair Auckland
Carfair d’Auckland

Le marché du campervan néozélandais est une réelle industrie. En 2016-2017, un peu plus de 60 000 jeunes citoyens du monde sont venus en Nouvelle-Zélande avec un PVT d’un an en poche (dont, environ, 10 000 français !!!). Imaginez, c’est un chiffre conséquent pour un pays d’à peine 5 millions d’habitants. Tout ce petit monde représente, évidemment, une part de richesses importante et donc un business florissant. Un PVTiste lambda va généralement opter pour l’achat d’un van aménagé, certains restent dans les villes pour travailler et optent pour une chambre en colocation. Des locaux ont suivi la tendance et se sont lancés dans l’achat, l’aménagement et la revente de van. C’est eux qu’on retrouve sur le Carfair ! Ils procèdent en général de cette manière :  il achètent leurs véhicules vides, peu cher, les « aménagent » (souvent à l’arrache) avec 3 planches d’agglomérés et quelques équerres afin d’obtenir la certification « self contained* » et les revendent au prix le plus fort à la haute saison quand une nouvelle « tournée » de PVTistes débarque. Que dire de plus… Business is business ! Nous sommes donc repartis bredouille.

*Self contained : Quand on cherche un van en Nouvelle-Zélande, on entend parler de « self contained » à tout bout de champ. Mais qu’est ce donc ? Un van self contained est capable d’être autonome (eau et déchets) pendant plusieurs jours. Il doit posséder une réserve d’eau potable, une bidon d’eau sale et des toilettes chimiques. Les conditions d’obtention de la certification sont plus nombreuses et détaillées mais vous comprenez l’idée. Si le van obtient la certification, alors il peut accéder à de nombreux campings gratuits (freecamp) à travers le pays.

Les visites

Notre première visite s’est faite, dès le premier jour, sur le parking d’un supermarché ! Le propriétaire a eu la gentillesse de venir nous chercher à l’aéroport et de nous déposer à notre auberge, une fois la visite terminée (cool !). Après deux nuits de repos bien méritées, nous avons enchainé les visites (parfois nous en avions 5 programmées dans la journée). Certains étaient géniaux, d’autres un peu moins… La fourchette de prix était conséquente : de 4000€ à 7000€ en fonction du modèle, du nombre de kilomètres, de l’année de mise en circulation, du type de carburant et de la qualité de l’aménagement intérieur. La vente d’un van est d’une rapidité et d’une simplicité déconcertante ! Certains jours nous avions 3/4 visites de prévues et, au final, il nous en restait une seule (voire aucune) car la visite précédente à la nôtre avait été concluante. En résumé, c’était une semaine chargée mais peu concluante car nous visitions des vans tout en en ayant UN en tête… celui qui est, aujourd’hui, le nôtre !

Notre van, Oko

Oko au coucher du soleil, nous étions sur la plage de Tutukaka (seuls sur le freecamp).

Nous vous présentons, enfin, notre van (à nous pour de vrai, nous sommes propriétaires pour la première fois à deux !). Nous l’avons appelé Oko, qui signifie « vaisseau » en Maori. Il nous a été vendu par un jeune couple de belges (forts sympathiques) qui étaient sur la fin de leur année de PVT. L’annonce a été postée sur un groupe Facebook, auquel nous étions inscrits, et Estelle a, dans l’instant, contacté Pauline pour une visite. Seul bémol, le van n’était disponible que le 16 octobre et nous avions notre chambre jusqu’au 14 au matin… Pauline nous a donné le deuxième créneau pour le visiter, le 16 octobre à 16h. Nous ne méritions même pas ce créneau car nous n’étions (pas du tout!) les deuxièmes à les contacter et je la remercie pour ce geste 🙂 Le 12 octobre, Pauline nous apprend que la première visite a été annulée et que nous passions premiers à visiter ! Nous étions fous !!! Nathan est allé, dans la minute qui suit, réserver 2 nuits supplémentaires à l’auberge pour patienter jusqu’au 16 octobre (c’était les deux seules nuits que nous pouvions réserver, la chambre était ensuite réservée par une autre personne, coincidence ? je ne crois pas !). A partir de cet instant, nous avons ralenti le rythme des visites et harcelé Pauline de dizaines de questions (honnêtement on a été hyper-chiants lol). Comportement justifié par le fait que si la visite soulevait une mauvaise surprise (notamment sur la mécanique) et bien nous n’avions pas de plan B (et plus de toit, petit détail qui a son importance). Nous aurions dû tout recommencer à zéro : retraverser la ville avec nos backpacks sur le dos (15 et 20 kg), réserver un dortoir, rechercher d’autres annonces, visiter de nouveaux vans, etc. Un réel coup de poker ! Du quitte ou double à la Estelle & Nathan… Ce fut le bon choix !

Oko à l’heure du repas (et aussi à l’heure du séchage des vêtements).

Ses caractéristiques

Oko est un campervan de la marque Toyota (ils vénèrent cette marque ici, des Toyotas partout, partout, partout !). Il a été mis en circulation en 1993 (bientôt 27 ans, tout de même), son moteur est un 3.0 turbo Diesel, boite manuelle et il affiche 318 000 km au compteur. L’entretien a toujours été très bien effectué, la courroie de distribution changée à 300 000 km. Oui, 318 000km, c’est beaucoup ! Mais, ici, il est courant de voir des vans qui roulent tout à fait correctement avec (déjà) 450 000, parfois 550 000km parcourus. C’est un risque que nous avons pris. Les anciens propriétaires semblent en avoir pris bien soin. On croise les doigts (et les orteils) !

Il s’agit d’un modèle Hiace Super-Custom. Les campervans les plus répandus dans le pays sont des Hiace, qui sont en fait des utilitaires très utilisés par les professionnels (1ère vie) aménagés en vans habitables (2nde vie). Le modèle Super-Custom est un van type « mini-bus », utilisé pour le transport de personnes et non de matériel. Il est plus rare, nous n’en avons vu que quelques-uns depuis notre arrivée, VS. des centaines de Hiace. Il présente quelques avantages : il est isolé, du sol au plafond et possède 4 toits ouvrants. Ses quelques bonus en font un van idéal pour une deuxième vie de campervan.

Son aménagement

Petite soupe du soir qui fait plaisir 🙂 

Il existe différentes techniques pour aménager un van, voici celles que nous avons le plus aperçues en 2 semaines de freecamp (par ordre d’importance) :

  • Pour les voitures et les petits vans : Le lit à la place des sièges et la cuisine dans le coffre (accessible depuis l’extérieur uniquement). C’est la configuration la plus commune (d’après nous), peu pratique car en cas de température basse (voire négative), ou de pluie, il n’est pas possible de cuisiner à l’abri.
  • La cuisine derrière les sièges avants, puis une banquette avec table qui peut se convertir en lit, par un système de planches et de mousses. Ou la même chose avec la cuisine dans le coffre mais, généralement, accessible depuis l’intérieur et l’extérieur.
  • La cuisine derrière les sièges avants, puis le lit dans le coffre qui se « déplie » (le pied du matelas uniquement) vers la cuisine. C’est la disposition de notre van. L’inconvénient étant que nous perdons de la surface au sol car notre lit ne se convertit pas en banquette. Mais cette surface perdue est réinvestie par de grands rangements sous le lit, ça c’est cool ! Autre petit BONUS, le lit ne se pliant que très peu, il est plutôt simple de le mettre en place et de le ranger (les fainéants).
Cuisine, salle à manger & salon (et salle de bain pour le brossage de dents).

Visite guidée du van

Parce qu’une image vaut mille mots, nous avons réalisé une vidéo pour vous faire visiter le van.

Visite de Oko

Nos améliorations sur le van

Depuis l’achat d’Oko nous avons effectué plusieurs améliorations. En voici le listing :

  • Fabrication d’une moustiquaire aimantée pour le toit ouvrant central (cousu de nos petites mains à des barres aimantées). Bonjour la cuisine du soir avec la « hotte » (vous comprendrez en regardant la vidéo) et la lumière, Adieu les SANDFLIES !!! Cousines des moustiques, elles sont beaucoup plus petites mais piquent très rapidement et à coup sûr, en nous laissant bien sûr d’horribles petits boutons rouges qui grattent atrocement !
  • Fabrication d’une table pliante pour augmenter la surface du plan de travail de la cuisine et avoir plus d’espace pour manger tout simplement.
  • Nous avons créé un système de rideaux de douche qui permet de se laver en toute intimité. C’est très simple mais ça marche plutôt bien. Nous avons acheté deux rideaux de douche et installé une ficelle autour du coffre. Quand nous voulons prendre une douche, nous accrochons les rideaux autour du coffre et nous pouvons nous laver tranquillement et surtout à poil sans être vu !
  • Nous avons investi dans un power inverter plus performant et surtout fixable.
  • Nous avons construit une petite étagère au dessus du power inverter.

C’est aussi grâce à vous ! 

Nous profitons de cet article pour remercier celles et ceux qui ont participé à notre cagnotte. vous avez été nombreux et nous ne pensions pas atteindre une telle somme ! Grâce à vous, nous avons commencé le périple plus sereins et nous pouvons profiter du début de notre PVT sans devoir aller travailler tout de suite (d’ici quelques semaines sûrement :p).

Merci, merci et MERCI ! 

Merci à tous !

Prochain article sur nos deux premières semaines de Roadtrip dans le Northland ! 

BONUS :

Oko
Vue du  coffre
Pièce de vie principale (et unique !).
Comment vous dire qu’on s’est senti petit 😀
On termine par un joli lever de soleil dans nos fenêtres.

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