Chapitre 3 – Cap à l’Est !

Fin novembre, nous quittons Bill et Suzy (notre Helpx) en direction de l’Est. Il existe une route qui longe toute la côte, réputée pour mettre à l’épreuve vos aptitudes en conduite. Des routes de montagnes à flan de falaises (et sans rampes de sécurité s’il vous plaît), des virages… beaucoup de virages !

Pacific Coast Highway

Il n’y a que très peu de free camps sur la côte EST. Nous avons décidé de passer quelques nuits près d’Opotiki (où nous avons d’ailleurs randonné une journée : article dédié bientôt en ligne) avant de prendre la route.

Notre but : Atteindre Gisborne pour la tombée de la nuit, 330 kilomètres à parcourir (et ce n’est pas de l’autoroute, loin de là) !

Nous nous sommes arrêtés, à Tokomaru Bay, dans une taverne le temps du déjeuner, ce qui nous a permis de nous réchauffer et d’échapper à la pluie battante ce jour-là.

Une courte accalmie nous a permis de découvrir Tolaga Bay et son historique quai d’amarrage. De ses 660 mètres, il s’agit du plus long « ponton » de Nouvelle-Zélande. Il y a d’anciennes traces de voies ferrées qui servaient, probablement, à acheminer les marchandises plus rapidement à terre par wagon. Ouvert en 1929, il a permis à la ville de commercer avec de gros navires, qui auparavant ne pouvaient pas pénétrer dans la baie à cause du manque de profondeur.

Estelle au bout du quai de Tolaga Bay.

Nous continuons notre route et arrivons à Gisborne pour le dîner, comme prévu. Nous passerons plusieurs jours dans la ville pour … le SURF ! Super bourgade, si vous avez du temps nous vous conseillons d’aller y faire un tour et de faire la rencontre de Frank.

Vous en saurez plus grâce à un article entier sur le sujet du surf : bientôt en ligne.

Nathan sur les plages de Gisborne.

Presqu’île de Mahia : C’est la panne…

Nous quittons Gisborne et reprenons la route en direction de Napier, prochaine ville sur notre chemin. Petite étape sur un free camp de la presqu’île de Mahia, un endroit vraiment paumé au milieu de nulle part !

Vue sur la presqu’île depuis le free camp.

Le drame survient alors… Oko est en panne.

Catastrophe, un bruit étrange émane du moteur, un genre de sifflement, impossible de démarrer le van. À ce moment, nous sommes devant la plage, sans réseau sur le téléphone, aucune ville à des kilomètres à la ronde et seulement un minuscule hameau qui borde la route. Un routier quitte le camp, nous lui demandons s’il a une idée d’où est le garage le plus proche et par miracle, il nous répond que la première habitation/épicerie/garage en partant de la plage en est un.

Nous partons donc à sa rencontre et, malgré le fait qu’il soit occupé, il prend son 4×4 et vient, avec son fils, voir notre van. En 20 minutes il nous le répare, supposant que le problème vient des charbons du démarreur qui auraient tendance à coller ou de notre batterie qui commence à fatiguer. Quelques coups de marteaux au bon endroit, des câbles pour démarrer et c’est reparti !

Ils nous donnent quelques conseils, nous rassure en nous disant que c’est un très bon modèle et que le moteur est en bonne condition. Nous lui demandons combien nous lui devons pour cette intervention et il nous répond « rien du tout » en nous souhaitant bonne route. Nous avons eu beaucoup de chance de tomber sur cet homme plus que bienveillant, nous nous empressons d’aller dans son épicerie acheter quelques bricoles pour le remercier et nous repartons sur la route !

Napier : Cape Kidnappers

Par la suite, nous nous arrêterons à Napier durant 2 petits jours, le temps de faire la randonnée d’une journée au Cape Kidnappers (19km). Une très importante colonie de Fous de Bassan y vit le temps de la nidification avant de migrer à nouveau.

Un post sur cette randonnée ici : Bientôt en ligne.

Hélas, de sérieux éboulements ont eu lieu sur la randonnée depuis notre passage, dont un ayant fait 2 blessés graves, et nous ne savons pas si celle-ci sera ré-ouverte au public.

Colonie de fous de bassan du Cape Kidnappers.
Vue du bout du sentier, avec un oiseau en vol.

Taupo

Nous arrivons à Taupo où nous retrouvons Sébastien et Lola, la Nouvelle Zélande est un petit pays 😀 ! Nous passons la soirée ensemble sur un free camp et, le lendemain matin, nous nous rendons (dès 7-8h) aux sources chaudes de la ville. Un petit endroit paradisiaque où l’on peut se relaxer dans une petite cascade d’eau chaude, dans la nature et pourtant au cœur de la ville. Tout cela gratuitement ! Ce lieu est un incontournable pour les visiteurs de Taupo.

Saut à la corde dans la rivière du free camp de Taupo.

Huka Falls

Nous nous sommes aussi rendus à Huka Falls. C’est une chute d’eau extrêmement impressionnante à cause de son débit : 200.000 Litres par seconde. Vous imaginez ? Ça fait beaucoup de bruit et vous n’avez pas tellement envie de vous retrouver à l’eau, croyez-nous !

Amont de la cascade, le courant est très fort !
Huka falls et son débit impressionnant.
Aval de la cascade, les remous occasionnés se propagent sur une quinzaine de mètres.

Lake Taupo

Puis, il est temps de repartir pour un trek mémorable. Taupo est célèbre pour son immense lac, le plus grand du pays : 616 kilomètres carrés. Nous décidons de nous arrêter à un endroit bien particulier, pour faire une petit plouf avant de quitter définitivement la région. Une falaise d’environ 7/8 mètres de haut de laquelle on peut sauter sans risque. Nous en profitons pour sauter quelques fois dans cette eau claire et étincelante, se rafraichir avant de reprendre la route !

Le bleu étincelant du lac de Taupo.
Selfie d’après saut.

Tongariro National Park

Nous arrivons tranquillement dans le parc national du Tongariro et décidons de passer une nuit dans un camping payant avant d’attaquer notre trek de 4 jours. Pour ceux qui sont intéressés et souhaitent en savoir plus sur le Tongariro Northern Circuit, posez-nous vos questions dans les commentaires ou allez jeter un œil sur ce post.

Après ce superbe circuit de plus de 50 kilomètres à pied, nous avons repris la route vers Hamilton, en longeant à nouveau le lac de Taupo, pour passer Noël avec nos amis Pauline et Alex.

Noël à Hamilton : Nous retrouvons Pauline, Alexandre et Damian.

Passer Noël loin de ses proches pour la première fois n’est pas une chose facile. Pauline et Alex nous ont gentiment invité à les rejoindre à Hamilton pour festoyer ensemble, merci ! C’était hyper cool, nous sommes allés faire de sacrées courses (les plus chères jamais faites en Nouvelle-Zélande) et nous avons cuisiné de bons petits plats pour ces quelques jours. Et bonus notable, nous avons pu dormir dans un vrai lit, avec un vrai sommier et un vrai matelas épais, le rêve !

Un vrai lit <3

Damian (kiwi fabuleux, Cf. Chapitre 2) nous a convié tous les quatre à venir dîner chez lui l’avant-veille de Noël. Généreuse invitation qui nous a tous touché car sa belle-famille, sa femme et ses enfants étaient présents également. Ce fut copieux et festif, nous avons gouté un dessert typique d’origine anglosaxone que les kiwis adorent manger à Noël. C’était une tartelette aux fruits (jusque-là tout va bien), avec une sorte de pâte qu’il faut étaler dessus : le Brandy Butter… un mélange de beurre, de sucre et de cognac. Je vous laisse imaginer le résultat, ahah, c’était une expérience gustative intéressante. Superbe soirée passée à discuter en Anglais, à manger, à boire et à beaucoup rigoler.

En cuisine !

La veille de Noël, nous nous avons cuisiné de bons petits plats. Une tartiflette sans reblochon (NZ oblige) mais vraiment succulente, ainsi qu’un moelleux au chocolat et sa crème anglaise maison. En plus de tout ça, nous avions reçu le jour-même (le 24 décembre au matin) un colis qu’Isabelle (la maman de Nathan) nous a gentiment envoyé depuis la France. Il contenait plus d’un kilo de fromage français (le comté fut un régal), un gros pot de foie gras, et de nombreux saucissons qui malheureusement ont été prélevés par la douane néo-zélandaise (il est maintenant interdit de se faire envoyer de la charcuterie étrangère par colis et nous ne le savions pas). Bref, le foie gras pour Noël ça fait très plaisir ! Le lendemain c’était brunch de fou avec une tour infernale de pancakes maison, délicieux. Après ça, une balade digestive s’impose. Nous avons pu observer beaucoup d’oiseaux sur les rives du lac d’Hamilton. Et le soir, Chef Alex nous a préparé des sushis maison à tomber. C’était d’ailleurs la première fois qu’Estelle a pu manger des sushis dans sa vie ! Très allergique au poisson depuis toujours, il n’est pas facile de faire confiance aux restaurants pour qu’il n’y ai aucunes traces de poisson dans la préparation. Alex a pris le soin de se laver les mains et d’utiliser différents ustensiles pour écarter le danger. Résultat, c’était succulent !!! Merciiiii.

Apéritif de Noël, foie gras et petits pois au WASABI !
PUKEKO
3 blak shags (cormorant)
« Donne-moi du pain ! »
Oies sauvages.
J’ai oublié son nom… (Foulque macroule, Noémie 😉 )
On a perdu Nathan, il teste Zelda sur Nintendo Switch (cadeau de noël d’Alex).
Sushi-time.

Expédition KAYAK à Raglan

Pour terminer ces quelques jours de bonheur (et aussi cet article qui commence à être sacrément long), nous sommes partis à Raglan pour une journée entière. Nous avions les clés de la maison secondaire de Damian, et l’autorisation d’utiliser les kayaks, il n’en fallait pas plus pour qu’on prenne la route. Pique-nique avant d’aller pagayer sur l’estuaire, et nous voilà à la flotte. Ce fut une chouette et difficile balade nautique, nous avons traversé l’estuaire alors que les vagues manquaient de faire chavirer nos embarcations (Nathan a chaviré d’ailleurs, 2 fois ^^). De bons souvenirs et quelques sueurs froides tout de même, ahah. Surtout qu’un fois de retour, la marée s’était vraiment beaucoup retirée et nous avons dû tirer nos kayaks dans la vase en s’enfonçant à hauteur des genoux et en se coupant avec les coquillages. C’était toute une aventure !

Pique-nique de champion avant de partir en expédition kayak.

Alors oui, nous vous racontons tout cela avec quelques mois de retard, 4 mois à vrai dire… ça nous fait bizarre de le réaliser. Mais que voulez-vous, le temps passe vite quand on explore le monde :D. Nous espérons que la lecture a été bonne et nous vous promettons un prochain article d’ici moins de 4 mois ahah.

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