Chapitre 2 – Les premières rencontres

Montage vidéo

Pauline, Alexandre & Damian

Après avoir passé deux semaines à parcourir le Northland, nous nous sommes rendus à Hamilton pour rencontrer Pauline et Alexandre (@ofildelodyssee sur Instagram). Pauline et Alexandre vivent à Angers et ont également décidé de faire un PVT en Nouvelle-Zélande , en arrivant quasiment en même temps que nous. Nous ne nous connaissions pas directement mais Chantal, la tante de Nathan travaille avec Cécile, la soeur de Pauline. Après un premier échange par email, nous avons décidé de nous rencontrer. Nous voila à Hamilton, à l’AirBnb de Pauline et Alexandre pour un petit repas un midi afin d’échanger sur nos expériences. 

Pauline et Alexandre ont, tous les deux, la trentaine. Arrivés en Octobre (juste une semaine après nous), ils sont ensuite descendus sur Hamilton et y cherchent du travail ainsi qu’une voiture et une chambre en colocation.

Petit SPOIL : Nous avons passé Noël avec eux, et ils ont tout trouvé ! Le travail dans les myrtilles, la petite polo rouge et la super coloc’. Noël a été, grâce à eux, un moment magique malgré l’éloignement avec nos familles. Alexandre nous a fait une super tartiflette et des sushis sans poisson extraordinaires ! Merci Chef.

Oko sur la propriété de Damian.

La magie des rencontres en voyage opère et nous restons finalement 4 jours à l’Airbnb de Pauline et Alexandre, Oko, notre van garé dans le jardin de la propriété de Damian. Damian est un médecin en Nouvelle-Zélande, il est arrivé d’Angleterre il y a une vingtaine d’années. Extrêmement sympathique et généreux, il nous a proposé de garer Oko chez lui et de rester plusieurs jours. Pour le remercier, nous passons en cuisine pour une soirée crêpes à la française… Et Simba, le beau labrador de Damian, surveille de très près la cuisson (au cas où une crêpe se retrouverait au sol). Complètement imprévu et inattendu, on adore ! 

Cuisson des crêpes sous haute surveillance !
Un régal.

Damian nous emmènera à sa maison de vacances le dimanche qui suit pour se balader sur la plage de Raglan, une ville mondialement connue pour le surf.

Lieu de RDV pour la pratique du kitesurf.
Un bon bol d’air, ça fait toujours du bien !
Attendez-moi ! J’arrive.
Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin…
« Good boy », c’est l’heure de la récompense pour Simba.
C.H.E.E.E.E.S.E
Avec le vent dans le dos c’est tout de suite plus facile.
Le char à voile c’est génial !
Après l’effort, le réconfort…. ce sera un « Hungry Surfer » s’il vous plaît !

Et quand on lui dit que nous allons certainement revenir à Raglan avec notre van pour découvrir un peu plus la ville. Vous savez ce qu’il nous répond ?

Que nous pouvons garer le van devant sa maison de vacances et qu’il nous donnera accès au garage de la maison afin de profiter des paddles, kayaks, canoés, bateau … 

Dans un premier temps cela nous gêne un peu et on lui dit qu’on le payera avec plaisir pour utiliser son matériel. Il nous répondra que cela lui fait plaisir, que c’est comme ça ici, c’est l’esprit Kiwi.

Sur la route de retour, petit stop chute d’eau : 

Bridal Veil Falls : 55 mètres.
Photo souvenir au premier point de vue.

Le Lendemain, nous visitons Hamilton Gardens ! Une curiosité végétale rassemblant un nombre incroyable d’espèces venant des 4 coins du monde.

Un bateau ça vole ? à Hamilton, oui.
Laura, Pierre, Benjamin …. une idée pour l’identification de cette jolie plante ?
Et celle-ci ?
Mr. Poulpe.

Nous devions partir le soir-même pour Raglan, finalement nous restons une nuit et nous partons voir Bohemian Raspedy au cinéma avec Damian,Pauline et Alexandre. Pour le remercier de son incroyable hospitalité, Estelle a cuisiné un gâteau au chocolat maison que nous avons déguster tous ensemble en rentrant du cinéma.

Merci Damian et Merci l’esprit Kiwi !

Raglan

Ce n’est donc que le surlendemain que nous quittons Hamilton en direction de Raglan, petite bourgade de surfeurs en bord de mer. Avec l’autorisation de Damian, nous garons Oko juste devant son portail et nous sortons les paddles ! Nathan y alla sans hésiter, Estelle eut besoin d’un peu plus de temps… disons, pour trouver son équilibre. Délirant, nous étions dans une ville inconnue, garé devant une propriété de vacances dont nous avions les clés alors que le propriétaire nous connaissait depuis 4 jours tout au plus. C’est une rencontre que nous ne sommes pas près d’oublier.

Nous décidons de rester 2 nuits devant cette belle propriété, et de profiter de la journée suivante pour emprunter 2 kayaks et partir à la découverte des environs en ramant. Ce fut sportif ! 3h de kayak sur l’estuaire, pour atteindre les falaises sauvages de la rive opposée, y faire un peu d’escalade au dessus de l’eau et rentrer à la maison. Retour contre la marée descendante, qui fut chaotique pour Estelle. Nous avions clairement l’impression de faire du sur place. Et d’ailleurs, sur cet itinéraire nous avons fait une petite pause au niveau du pont piétonnier de la ville, Nathan y a fait un petit saut, Estelle a filmé à la GoPro (MAIS IL Y A UNE GROSSE GOUTTE D’EAU EN PLEIN MILIEU DE LA VIDEO). Dommage ! 

Je me lance, je me lance pas … à trois j’y vais ! 1, 2, … 2,5.
Surfer & Backpacker.
Tour en Paddle, easy !
On passe aux Kayaks !
Ça fait les bras (pas le selfie…. les rames) !

Lola, Sebastien & Bryan

En quittant Raglan, nous avons regardé du côté des Helpx. Pour ce qui ne connaissent pas, Le Helpx ou le Woofing, sont des sites internet qui mettent en relation les locaux qui ont besoin d’aide et qui peuvent accueillir chez eux une à plusieurs personnes avec les voyageurs qui veulent rencontrer des locaux, avoir un toit et limiter leurs dépenses. C’est un échange de bons procédés. Quelques heures de travail par jour (généralement entre 2 et 4) contre un toit et de la nourriture. Par ce biais, nous avons rencontré Brian qui vit dans le village de Waikino. Bryan vit seul, il était menuiser dans sa propre entreprise et a décidé de se consacrer entièrement à la re-végétalisation de la Nouvelle-Zélande, rien que ça. En effet la Nouvelle-Zélande souffre des espèces invasives (rats, opossums…) qui détruisent sa biodiversité. Bryan replante des arbres, natifs de Nouvelle-Zélande près des rivières, ou d’endroits devenus pauvres en flore.

Beeeeeh. Un petit est né cette année dans le pré de Bryan.
Et la pelouse est tondue par ces mesdames, que Nathan tente d’apprivoiser.

Deux français étaient deja chez Brian depuis quelques jours, à notre arrivée. Nous avons donc fait la rencontre de Lola (22 ans, coifffeuse) et de Sebastien (25ans, électricien), jeune couple en PVT également, de la région Nantaise. Lola et Sebastien sont arrivés en Nouvelle-Zélande quelques semaines après nous et souhaitent réaliser une année de PVT en Nouvelle-Zélande principalement en faisant des Helpx.

Nous avons participé à la replantation des arbres durant 5 jours en compagnie de Brian, Sebastien et Lola. Le deal était 2h de travail le matin, contre un emplacement pour notre van dans le jardin, l’accès à la cuisine, douche, etc. Nos taches étaient de mettre en pot de jeunes pouces d’arbres, de protéger des plants jeunes de quelques mois, ou d’arracher les mauvaises herbes autour des nouveaux arbres.

Le tapis sert à retenir l’humidité autour du pied de l’arbuste durant l’été, et il empêche aussi que d’autres plantes viennent s’installer trop près.
Un petit piquet pour signaler la présence du jeune arbre et le tour est joué !
Heigh-Ho, Heigh-Ho, On rentre du boulot.
Matinée changement des pots terminée, voici le résultat.
La nurserie de Bryan.
Des tout mini-arbres très fragiles, ils grandissent ici avant d’être re-plantés dans la nature.
Chargement pour l’association de la ville voisine.
On adore le désherbage ! Celui-ci nous a donné du fil à retordre.
Un arbre de quelques années provenant de la nurserie de Bryan.
Dernière matinée de travail, on papote plus qu’autre chose.

Mais l’intérêt de faire un Helpx, réside surtout dans la rencontre avec les locaux. Brian nous en a appris énormément sur la biodiversité en Nouvelle-Zélande, les problèmes qui y sont liés etc. Il nous a emmené en promenade plusieurs fois et aussi à la foire du village voisin…

Concours du plus beau des moutons, les jurés sont à fond !
Au tour des chèvres…
Balade botanique néo-zélandaise (avec l’estomac dans les talons, nous n’étions pas très attentifs).
On a faim ! J’adore ton expression de visage, elle traduit tellement bien l’instant (@lola.racaud sur Intagram).
Les champs tout en fleurs au mois de Novembre.
Discussion entre Lamas.
Balade forestières entre hommes.

Brian nous a aussi emmenés à une soirée d’anniversaire de l’un de ses amis ou nous avons eu l’occasion de rencontrer beaucoup de locaux, d’entrainer notre anglais et de passer un agréable moment.

Concert improvisé dans l’atelier. Pas de batterie ? Un seau fera très bien l’affaire !
C’est la French Touch sur le totem de la soirée.

Les Hobbits

Qui dit Nouvelle-Zélande, dit pays du Seigneur des Anneaux ! Et donc les lieux de tournage qui vont avec. Le plus connu étant, très probablement, le village des Hobbits, la Comté ou Hobbiton de son vrai nom. Étape incontournable de notre voyage (surtout pour Estelle!). Pauline et Alexandre nous ont rejoints au point de départ de la navette, à Matamata.

Welcome !

L’entrée dans le village coûte pas moins de 84 dollars zélandais, soit un peu plus d’une cinquantaine d’euros ! C’est onéreux. La visite n’est pas libre, elle est obligatoirement guidée, tu ne peux pas te balader à ton souhait dans le village (dommage). Mais étant donné le nombre de visiteurs que le site accueille, ce choix nous parait justifié. En effet, les groupes (25-30 personnes pour 2 guides) défilent à un bon rythme. Oubliez la photo de la colline avec la maison de Bilbon sans personne devant, ou alors vous êtes un dieu du shoot, car les groupes se succèdent (et s’éternisent) si bien qu’il n’y a que quelques mètres (voire moins) entre chacun à ce niveau-là du parcours. Les guides sont vraiment bons, passionnés par l’univers (sûrement une condition plus que requise pour être embauché à Hobbiton) et ayant une très bonne élocution de façon à être compris par tous les touristes étrangers (la visite est en anglais bien entendu). 

Le repas est servi !
Tous les décors d’Hobbiton sont réels, mis à part un … devinez lequel ?
Faut pas être grand !
The Bilbo’s House.
Notre future maison.
La maison de Sam à son retour de Rivendell (fin du 3e film, dernière scène jouée avec son vrai fils d’ailleurs).

Ce fut un chouette moment, malgré l’ambiance tourisme de masse… Estelle a pris de jolies photos. ET ! Nous avions le droit à une bière au GreenDragon à la fin de la visite (qui dure 1h30 environ), pour 84 dollars c’est la moindre des choses. Petite anecdote à ce sujet : Estelle a demandé une bière ambrée et a du sortir son passeport pour justifier son âge… La barmaid a dit : « You look so young… », ah ah, compliment ou non ? 

Bientôt l’heure de la bière !
Souvenir-souvenir.

Après un pique-nique improvisé à l’arrière du van, nous avons enchainé, toujours en compagnie de Pauline et Alexandre, sur une randonnée menant aux Wairere Falls. Les plus hautes chutes d’eaux de l’île du nord, 153 mètres ! Il a fallu grimper dur pendant 45 minutes pour atteindre le point de vue, puis à nouveau pendant 45 minutes pour le sommet. Superbe après-midi et, qui plus est, GRATUITE ! Ce fut fatiguant d’atteindre le sommet mais la vue était époustouflante. Nous en avons profité pour sortir le DJI Spark quelques minutes. Nathan, comme à son habitude, s’est baigné en haut de la cascade, à quelques mètres du précipice… Il pense être Riviérophile. 

Remontée de la rivière jusqu’à la cascade.
Des chemins ? Pour quoi faire ? Moi je suis très bien sur les rochers !
Avec 153 mètre de hauteur, Wairere Falls est la plus grande cascade de l’île de Nord !
Vertigineuse cette vue.
Le précipice est proche ! Mais le courant très faible, on peut se tenter une petite baignade.
Testons la température avant de se déshabiller.

Bill & Suzy

Nous continuons notre périple à Rotorua, ville connue pour sa forte activité géothermique. Il y a des geysers, des mares de boue bouillonnantes et surtout… une odeur d’oeuf pourri, euh pardon de soufre. Nous y passons une première journée à se balader et la fin de journée venue, nous sommes pris au dépourvu… Pas de place sur les free camps pour la nuit ! D’une : la ville de Rotorua n’en propose que deux, de deux : ils sont ridiculement petits (3 places pour l’un et, il me semble, 10 places pour l’autre…). Nous contactons Lola et Sebastien qui sont dans la région en HelpX. Leurs hôtes, Bill & Suzy, ont très gentiment accepté d’héberger (contre travail) un seconde couple, nous étions sauvés !

Kuirau Park en plein centre-ville (comme l’atteste ce super feu tricolore au loin sur la photo).
Ça fume dur ! Les sources bouillonnent, mieux vaut ne pas tomber dedans.

Bill est électricien de métier, il a 70 ans (mais il en parait 50 !), il tient un magasin d’électroménager sur Rotorua et possède 13 chevaux (dont 10 de compétition) sur son terrain résidentiel dont il prend grand soin avec sa femme, pas de retraite à l’horizon ! Suzy à la cinquantaine, hyperactive et passionnée par le monde équestre, elle s’occupe des chevaux comme s’ils étaient ses propres enfants, elle les entraîne et les prépare aux courses.

Voici ATA, une femelle Rottweiler de 7 ans, qui adore les calins …
et les papouilles sur la tête !
AILA, une Rottweiler de 7 mois, un peu plus craintive mais toute aussi gentille !
Et le petit dernier : CHIP, un Border Collie de 5 mois et complètement foufou ! Suzy tente de le dresser pour l’aider à regrouper ses moutons, mais il est encore tout jeune et tellement trop chou.

Bill et Suzy proposent 2 chambres en Helpx contre quelques heures de travaux manuels par jour. Nous étions vraiment très bien installés, un lit King Size et 10 fois plus épais que celui du van (j’exagère sûrement un peu, mais pas beaucoup). Installés confortablement, nous découvrons le reste de la demeure et nous sommes accueillis avec un excellent dîner et du bon vin.

Nous sommes restés un peu plus d’une semaine au service de Bill et Suzy, une expérience kiwi au top ! Le travail consistait à faire du jardinage/désherbage, du ménage dans la maison, des réparations sur les machines de Bill, etc. Les garçons, Sébastien et Nathan en ont quand même un peu plus bavé que nous… Bill avait, dans un coin de son terrain, entassé une centaine de vieilles machines électriques (plaques, four, lave-linge, lave-vaisselle…) pour éventuellement les réparer et les revendre. Et puis elles ont pris l’eau et devenaient trop nombreuses, alors Bill a commandé 2 grosses bennes à remplir pour la déchèterie. Les garçons ont eu du boulot pour 2/3 jours !

Stock de machines à mettre dans la benne, au boulot !

Avec Lola, nous nous occupions de remettre à propre la maison, et il y avait du boulot. Nous étions au chaud et à l’abri de la pluie, et à part les araignées (qui faisaient bondir Lola !) à dénicher et à chasser, c’était vraiment cool. Les repas étaient vraiment bons et chaleureux, nous dinions à 18h tapante. Bill et Suzy ne déjeunaient pas ou alors très légérement et ils étaient, très souvent, levés à l’aube (6h) et rendus dans leur chambre à 20h.

Nous avons profité de cette semaine à Rotorua pour faire deux activités bien différentes. La première : faire du rafting pour la première fois de notre vie et sur la chute d’eau la plus haute réalisable en rafting commerciale au monde (7mètres). Ce fut une expérience très fun et forte en sensations !

RAFTING : Franchissement de Tutea Falls.
Les rapides dans la région de Rotorua.

La deuxième a été de visiter le parc de Wai-O-Tapu. C’est un parc regroupant des phénomènes géothermiques pour le moins impressionnants. Rien de ce que l’on pourrait voir en France.

Bienvenue à Wai-O-Tapu, une merveille de la région de Rotorua ! à visiter sans faute si vous êtes dans le coin.
« Champagne Pool » de son petit nom, voici la plus impressionnante source géothermique qu’on ait pu voir depuis notre arrivée en NZ.
Cette couleur orange sur le pourtour du cratère, qui fait 65m de diamètre et 62m de profondeur (tout de même), est incroyable.
On a chaud ! La température de l’eau est de 73°C à 75°C, de quoi faire cuire des pâtes.
Paysage rocailleux à profusion, le parc est à tendance désertique.
La végétation est recouverte de dépôts poudreux, mélange de soufre et d’antimoine d’après ce qu’on a pu comprendre.
Grande étendue d’eau verte, surprenant comme couleur !
Et celui-ci est encore plus vert, à tendance FLUO. Une petite baignade ?

Nous avons également été nous balader dans la grande forêt de séquoias géants au sud de Rotorua. Sentiment de petitesse garantie à proximité de ces imposants troncs.

Superbes troncs rouges des séquoias géants.
Vue sur la canopée, la lumière du jour parvient difficilement jusqu’au sol.
Sentiment de petitesse.
On reste dans le rouge ! Estelle se fait teindre les cheveux, merci Lola.

L’article est déjà très long et nous ne vous avons raconté qu’une petite partie de ce que nous avons vécu depuis le premier article. Nous continuerons de publier des articles pour vous raconter tout ça, en essayant d’en écrire un peu plus souvent et un peu moins chargés. Vous en pensez quoi ? Dites nous en commentaire. Si vous souhaitez qu’on aborde un sujet en particulier, dites-le nous également.

On vous fait des bisous ! Bonne année 2019, tous nos voeux de bonheur et surtout osez partir à l’aventure, vivre vos rêves et voyager !!!

Estelle & Nathan.

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